THIEFAINE fête ses 40 ans de carrière à Bercy AccorHotel Arena

Thiefaine fête ses 40 ans
Thiefaine fête ses 40 ans

Mesdames et Messieurs, veuillez accrocher vos ceintures de sécurité et installer, sur vos visages, les masques à oxygène disponibles devant vos yeux. Je vous informe que nous allons traverser quarante années de perturbations musicales et verbales de Thiefaine. Nous nous arrêterons à Paris Bercy pour une émeute émotionnelle programmée depuis, maintenant, plus d’une année. Après la fabrication de presque 180 chansons « invendables », de nombreuses récompenses honorables (dont deux victoires de la musique), des milliers de réunions scéniques (dont une à Bercy, en 1999), l’artiste chanteur revient pour un nouvel exil sur planète fantôme. Et nous, nous arriverons par l’ascenseur de 22h 43.

Première Partie : Archi Deep.

20h 00, la salle s’éteint de manière inattendue et deux personnes arrivent sur scène et se posent devant leurs instruments respectifs. Un à la batterie, l’autre à la guitare électrique et au micro. Du chant anglophone, des riffs assez lourds, une batterie qui frappe fort, bienvenue à l’époque rock’n’roll. Je dirais même Rock. Influencé par Rolling Stones et Chuck Berry, les deux jeunes nous offrent une prestation de qualité, occupant le bout de scène qui leur est réservé comme il le faut. Seule hic, le public n’a pas l’air très réceptif. Après 30 minutes, ils s’en vont en remerciant Thiéfaine et Lucas Thiefaine (fils du chanteur) qui à produit le premier album du groupe.

Hubert Felix Thiefaine, une arrivée électrique

20h 40, Alice (guitariste), Lucas Thiefaine (aux guitares également), arrivent avec les autres musiciens et entame une version très rock de « 22 Mai ». La grande surprise en reconnaissant les premiers accords puisque cette chanson est une de ses premières en 1978. Nous allons donc vraiment retracer ces 40 dernières années. Le chanteur arrive et la scène s’illumine le public l’accueille comme il se doit ! D’une voix sublime il commence le show, une voix qui s’embellit au fil des années je trouve. Le chanteur reste statique derrière son micro, mais son regard est perçant et ensorcelle tout le public.

La machine à remonter le temps est dorénavant lancée, destination 1984 L’alambic – Sortie Sud au royaume des « Stalag Tilt ». Hubert Félix Thiefaine ne bouge toujours presque pas et chante derrière son pied de micro. La scène est splendide, un décor en bois orne la scène coté cours. Le corbeau est sculpté au coin de ce décor. Le jeu de lumière est incroyable dès le début.

Thiéfaine choisit une setlist cuisinée aux petits oignons

Eclipse spatio-temporelle en cours… Retour en 2001 sur l’album « Défloration 13 » avec une « Eloge de la tristesse » des plus sublimes, mille fois plus touchante qu’en studio alors que « Les Dingues Et Les Paumés » deviennent électriques à s’offrir des mygales au bout d’un bazooka… Piqûre de rappel pour les fans des années quatre-vingt. Quand soudain, la machine se dérègle et nous ramène à des souvenirs moins lointains, nous parlant d’un jeu de la folie et de son grand père avec un crépuscule-transfert. Allons, maintenant, cueillir un brin de nostalgie splendide dans « La Ruelle des Morts » et revenons auprès de la « Vierge au Dodge 51 » énergique et puissante. Ô Grand désespoir, qui me hante soudain, quand arrive le refrain et que le public n’ose même pas bouger ses mains… Et ces agents de sécurités qui nous demandent de nous rasseoir, casseurs d’ambiance folklorique…

Un groupe de musiciens soudé.

Hubert Felix Thiefaine bouge et occupe maintenant toute la scène. Lui et les musiciens ne font plus qu’un. Nous observons une équipe soudée et heureuse de se retrouver sur scène. La voix de Thiéfaine sublime le « Septembre Rose » et la « Critique du Chapitre 3 ». Nous aurons le droit à une version « latino » de « Lorelei Sebastocha » avec un Lucas Thiéfaine qui arrive aux percussions. Je le trouve très à l’aise sur scène, avec beaucoup de prestance. Ce p’tit gars est génial !

Arrive maintenant l’heure de l’hommage à Arthur Rimbaud, de la « Confession D’un Neverbeen » et d’une leçon de « Mathématiques Souterraines ». Le mélange des chansons est vraiment bien choisi et permet de satisfaire tout le monde, les fans de la première heure et ceux de la dernière.

La session acoustique sur « Je t’en remets au vent » est sublime et me fait monter les larmes aux yeux. Thiéfaine s’en ira sur « La dèche, le Twist et le reste » qui laissera le public sans voix.

Thiefaine, Un Jeu De scène formidable

Après de nombreux rappels du public, Thiefaine revient seul avec son fils. Tous les deux s’installent sur le canapé (qu’ils sont beaux !) plantés devant la batterie, en plein milieu de la scène en entamant « Un Automne à Tanger » dans une version acoustique frissonnante et magique. Le Rappel ne sera que reflet des années 80 pendant 5 chansons dont « Alligator 427 » et « l’ascenseur de 22h 43 ». Le public est ravi et cela se ressent enfin. C’est une fin des plus dynamiques que nous offre Mr Thiefaine. « Sweet Amanite Phalloïde Queen » sera la dernière. 22h 53, Thiéfaine quitte la scène, je commence à me rhabiller, des étoiles tourbillonnantes dans un cerveau charmé…

Et je remarque que la salle ne se rallume pas et que le public ne bouge pas et continue les rappels et là, la musique revient… Et Thiéfaine revient de sa « Maison Barniol » avec chapeau, veste noire et lunettes rondes solaires, en rapport très certainement avec un soleil qui cherche futur et qui peut-être se sent coupable 33 fois…

Un dernier rappel ? Oui et dynamique, entraînant pour une dernière folie fêtarde avec « la fille du coupeur de joint » qui descend enfin de sa montagne dans son chariot chargé de paille, la salle (dont moi) devenons hystériques chantons a tue-tête ! Quelle Ambiance, enfin ! Un dernier adieu, en appelant toute son équipe technique à monter sur scène, il finira seul et a cappella avec « Dernière Station avant Autoroute » puis s’en va dans un fouilli d’applaudissements chaleureux !

23h 27, la salle se rallume…

Hubert-Felix Thiefaine, l’inattendu !

C’est du haut de ses 70 ans que le chanteur revient pour un 40 anniversaire du roi de la poésie presque surréaliste. Il nous apparaît plus en forme que jamais, une voix plus splendide que jamais avec un show de presque trois heures et une setlist de 30 chansons parfaitement bien choisies ! Malgré un public des plus mous et des plus bougons, je ne m’attendais pas à ça, et suis heureux d’avoir passé cette belle soirée en compagnie de tels artistes. Fin de l’émeute émotionnelle programmée, retour à la réalité, nous devons retrouver notre chemin pour retourner dans notre campagne… Et ça, ce n’est pas gagné…

Setlist : 22 Mai/ Stalag-Tilt/ Eloge de La Tristesse/ Les Dingues Et Les Paumés/ Le Jeu de La Folie/ Crépuscule Transfert/ La Ruelle Des Morts/ La Vierge Au Dodge 51/ Septembre Rose/ Critique du Chapitre 3/ Lorelei Sebastocha/ Exil Sur Planète Fantôme/ Affaire Rimbaud/ Confession D’un Never Been/ Mathématiques Souterraines/ Un Vendredi 13 à 5 heures/ L’agence Des Amants De Madame Müller/ Je T’en Remets Au Vent/ La dèche, Le Twist, Le Reste.

Rappel 1 : Un Automne A Tanger/ L’ascenseur de 22h 43/ Enfermé Dans les Cabinets/ Alligator 427/ Sweet Amanite Phalloïde Queen

Rappel 2 : La Maison Barniol/ Soleil Cherche Futur/ Exercice de Simple Provocation (Avec 33 fois le mot « coupable »)

Rappel 3 : Tobbogan/ La Fille Du Coupeur de Joint/ Dernière Station Avant Autoroute.

 

Wilfried

ma chanson française

 

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