TIROOTS

OU QUAND LA CHANSON DOIT AUSSI FAIRE SENS.

Tirots
photo Mégane LEBEAULT

    Suite à un clip vidéo de Tiroots mis sur notre page groupe facebooknous nous proposons de parler de   Tiroots sur notre blog Ma Chanson Française,  avec grand plaisir !

A ma chanson française, nous aidons les artistes moins connus à se faire connaître ! Alors voici une présentation qu’il nous a transmise.

Tiroots est un artiste vadrouilleur

Tiroots est un artiste vadrouilleur, que la curiosité porte partout.

Originaire de Nice, il promène sa guitare et ses chansons rock, pop, folk, par les rues des villes (Paris, Nice, Madrid…) et des campagnes (au gré des festivals).

Il touche sa première guitare à 22 ans, prends son premier cours de chant à 25, et dans la foulée commence à écrire et à composer.

Jouer dans Ia rue, le métro, fréquenter les scènes ouvertes, enchainer les concerts, et voilà qu’aujourd’hui il est à un tournant, avec l’objectif avoué de vouloir enregistrer son premier album.

En attendant, Tiroots continue de tracer sa route avec un répertoire qui embrasse tous les sentiments. Ses paroles questionnent. Preuve en est avec « Si loin de mon ombre », chanson éclairante qui illustre cet article.

Racisme, homophobie, pauvreté, handicap, elle traite à sa manière un sujet difficile : l’exclusion. L’angle choisi est tout particulier : le chanteur se met en effet à la place de celui qui rejette l’autre… Seulement voilà… Selon le principe de l’arroseur arrosé, l’amour vient jouer un très joli tour à qui ne s’y attendait pas…

Nous vous laissons découvrir par le texte, et la vidéo en captation live.

By Dargo Man.

Le clip Vidéo de ‘Si loin de l’ombre’

Les paroles

SI LOIN DE MON OMBRE
(Paroles et Musique : Olivier Dargellès)

Quand j’insulte la lune
La lune et le silence
Quand j’insulte la plume
Et l’indien qui danse
Quand je t’insulte comme je le pense
Quand je te catapulte hors de la France

Quand je m’effraie, quand je t’efface
Tant il est vrai
Que tu m’embarrasses
Toi,
Tu m’embrasses

Je ferme les yeux
Et au lieu de ça
Je te vois, c’est heureux
De Charybde en Scylla
Je suis amoureux
D’une peau sombre et exquise
Si loin de mes traces
Si loin de mon ombre
Que j’en oublie ma race
Mon drapeau, mon église

Quand je crache un poumon sur ton cœur de danseuse
Quand j’arrache ton jupon de boxeuse ridicule
Quand je crie majuscule les deux lettres en insulte
Quand je sculpte PD sur ton étoile de traitre

Quand je m’effraie, quand je t’efface
Tant il est vrai
Que tu m’embarrasses
Toi,
Tu m’embrasses

Je ferme les yeux
Et au lieu de ça
Je te vois, c’est heureux
De Charybde en Scylla
Je suis amoureux
De mon mec, d’une cerise
Si loin de mes traces
Si loin de mon ombre
Que j’en oublie ma place
Mes réflexes, ma devise

Quand je baisse le regard, quand j’ignore le trottoir
Quand je laisse au hasard décider de ton sort
Quand la mort étincelle, quand mon fric s’amoncelle
Quand je flique la misère, le clochard, la poubelle

Quand je m’effraie, quand je t’efface
Tant il est vrai
Que tu m’embarrasses
Toi,
Tu m’embrasses

Je ferme les yeux
Et au lieu de ça
Je te vois, c’est heureux
De Charybde en Scylla
Je suis amoureux
De ma belle cendrillon
Si loin de mes traces
Si loin de mon ombre
Que j’en oublie sur place
Ma Rolex, mon pognon

Quand je tourne la tête, quand j’ai peur quand je fuis
Quand le moteur s’arrête et qu’à la place de la vie
Ton regard immobile, ton fauteuil inutile
Me rappellent que partir grandirait mon nombril

Quand je m’effraie, quand je m’efface
Tant il est vrai
Que tu m’embarrasses
Toi,
Tu m’embrasses

Je ferme les yeux
Et au lieu de ça
Je te vois, c’est heureux
De Charybde en Scylla
Je suis amoureux
D’une moitié de corps
Si loin de mes traces
Si loin de mon ombre
Que j’en oublie la menace
Que j’en veux encore

 

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