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Agissons pour la chanson française !

Toulouse de Nougaro

toulouse NougaroC’est Claude Nougaro lui-même qui a écrit et composé la chanson “Toulouse”.

C’est en 1967 que Claude Nougaro veut rendre hommage à la ville dans laquelle il est naît et a grandi. Fugues et renvois ont émaillé la jeunesse de l’artiste, et pour finir sa scolarité, il l’arrête après avoir échoué au Bac.

Alors la première version de la chanson est plutôt triste et “morose” comme il le dit lui-même. Mais après discussion avec sa deuxième femme, Odette, il décide que la chanson sera une chanson d’amour pour sa ville.

Le refrain reprend  des paroles d’un chant traditionnel occitan … oh mon pais.

Philips et l’arrangeur de la chanson ne sont pas convaincus par cette chanson! Elle est longue par ailleurs, trop longue pour les radios, et le succès n’est pas au rendez-vous après sa sortie.

C’est Gérard Klein de France Inter qui permet à la chanson de se faire connaître.

Et elle devient l’une des plus grandes chansons de l’artiste… comme quoi les plus grands tubes peuvent aussi avoir été à deux doigts de ne pas être diffusés!

 

VIDEO

 

Paroles de Toulouse de Claude Nougaro

Qu’il est loin mon pays, qu’il est loin
Parfois au fond de moi se raniment
L’eau verte du canal du Midi
Et la brique rouge des Minimes
Oh mon païs, oh Toulouse…

Je reprends l’avenue vers l’école
Mon cartable est bourré de coups de poing
Ici, si tu cognes tu gagnes
Ici, même les mémés aiment la castagne
Oh mon païs, oh Toulouse…

Un torrent de cailloux roule dans ton accent
Ta violence bouillonne jusque dans tes violettes
On se traite de con à peine qu’on se traite
Il y a de l’orage dans l’air et pourtant
L’église Saint Sernin illumine le soir
D’une fleur de corail que le soleil arrose
C’est peut être pour ça malgré ton rouge et noir
C’est peut être pour ça qu’on te dit ville rose
Je revois ton pavé ô ma cité gasconne
Ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz

Est ce l’Espagne en toi qui pousse un peu sa corne 

Ou serait ce dans tes tripes une bulle de jazz ?
Voici le Capitole, j’y arrête mes pas
Les ténors enrhumés tremblaient sous leurs ventouses
J’entends encore l’écho de la voix de papa
C’était en ce temps là mon seul chanteur de blues

Aujourd’hui tes buildings grimpent haut
À Blagnac tes avions ronflent gros
Si l’un me ramène sur cette ville
Pourrai je encore y revoir ma pincée de tuiles
Oh mon païs, oh Toulouse, oh Toulouse…

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