INFINITO (d’après un poème de Giacomo Leopardi)

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Type de ChansonOriginale
Style MusicalChanson à texte
LangueItalien
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L'histoire de INFINITO (d’après un poème de Giacomo Leopardi)

Il s’agit de la première chanson du cycle « Chansons de la quarantaine » (six chansons composées pendant la période du confinement à partir de textes poétiques issus des plus belles pages de la littérature italienne). INFINITO est un texte que tous les écoliers italiens apprennent par coeur et le message m’a semblé particulièrement adapté pour ouvrir le cycle « Chansons de la quarantaine ». Ce sont sans doute mes enfants à m’avoir donné l’envie de mettre en musique ce texte ainsi que les autres textes poétiques du cycle car j’ai réalisé soudainement avec le confinement qu’il y a toute une partie des auteurs avec lesquels j’ai grandi que m’es enfants n’auront jamais la possibilité de découvrir à l’école. C’est cela qui m’a emmené à commencer un cycle de poésies en chansons – que j’ai appelé le « Cycle de la quarantaine » (car c’est à la fois l’état dans lequel nous nous trouvons à cause ou plutôt grâce à ce méchant virus mais aussi l’âge dans laquelle je suis plongé, en attendant que la cinquantaine arrive dans quelques années), avec le but de faire apprendre à mes enfants quelques poésies italiennes en les chantant. Ce sont des textes qui restent méconnus en France et le cycle a été donc également une occasion pour faire découvrir  à mes amis et collègues la beauté de la langue italienne au service de la poésie chantée.

Les paroles de INFINITO (d’après un poème de Giacomo Leopardi)

INFINITO (G. Leopardi, M. Andreatta)

Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
E questa siepe, che da tanta parte
Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude,
il guardo esclude,
Ma sedendo e mirando, interminati
Spazi di là da quella, e sovrumani
Silenzi, e profondissima quiete
Io nel pensier mi fingo; ove per poco
Il cor non si spaura, non si spaura.
E come il vento
Odo stormir tra queste piante, io quello
Infinito silenzio a questa voce
Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
E le morte stagioni, e la presente
E viva, e il suon di lei…
…e mi sovvien l’eterno,
E le morte stagioni, e la presente
E viva, e il suon di lei.
Così tra questa
Immensità s’annega il pensier mio;
E il naufragar m’è dolce in questo mare…
…in questo mare.

l’INFINI (traduction française par A. Lacaussade)

Toujours tu me fus chère, ô déserte colline,
Où la haie épineuse à l’âpre floraison
Cache au regard l’espace et l’extrême horizon.
Dans l’herbe assis, j’évoque en rêve, j’imagine,
Derrière cette haie, où verdit le gazon,
Des espaces sans borne, un surhumain silence,
De l’absolu repos la morne somnolence.
Le silence infini de cette immensité
Verse en moi les stupeurs de sa sérénité ;
Et, percevant le bruit du vent dans les feuillages,
J’oppose à cette voix ce silence éternel.
O vide immesurable où roule en paix le ciel !
Alors me souvenant des siècles morts, des âges
Disparus, je compare aux stériles efforts,
Aux vains bruits des vivants le silence des morts.
D’un ineffable émoi mon âme est oppressée ;
Et du néant humain sondant le gouffre amer,
Dans cette immensité s’abîme ma pensée :
Et doux m’est le naufrage en une telle mer.

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